Planification Familiale au Burkina Faso
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Conférences

Plusieurs conférences tenues en Afrique ont joué un rôle important dans la construction d'une mobilisation collective sur les questions de population et du développement entre les hommes politiques africains, y compris ceux du gouvernement burkinabè. Ces conférences sont celles tenues à Accra en 1971, à Arusha en 1984 et à Dakar en 1992. Cet engagement est réaffirmé par les pays membres du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au sahel (CILSS) à la première conférence des ministres de la population et, plus tard dans le Programme d'action de N'Djamena (Décembre 1988) et de Ouagadougou (PAO) en Octobre 1997. Le Programme d’action de Ouagadougou propose des stratégies de population et de développement durable dans le Sahel, y compris l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive.

Les délégués du Burkina Faso participent à de nombreuses conférences internationales au cours des années 1990, affirmant ainsi leur volonté politique de maîtriser la croissance démographique et de promouvoir la planification familiale. Il s’agit de :

  • la Conférence internationale des Nations Unies sur l'environnement et le développement ;
  • la Conférence internationale sur la population et le développement ;
  • le Sommet mondial pour le développement social ;
  • la Conférence mondiale sur les femmes ;
  • la Conférence internationale sur l'habitat et les établissements humains.

La Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) au Caire en 1994 a fortement inspiré l’élaboration de la Politique nationale de population de 2000.

En 1995, une conférence régionale se tient à Ouagadougou sur l'amélioration de l'accessibilité et la qualité des services. Elle permet de définir le cadre conceptuel sur la qualité et les normes de soins

En 1996, un forum régional est organisé sur l'enseignement de la santé reproductive dans les établissements de santé et les écoles dans le Centre et l’Est de Ouagadougou, permettant l'élaboration de plans nationaux standardisés pour les formations en santé de la reproduction.

En 1998, Ouagadougou reçoit la première Conférence Africaine sur la Population, qui incite à la participation des hommes dans la santé de la reproduction. Les conclusions de ces conférences contribuent à l'élaboration de politiques de santé reproductive au sein du Programme d'action et de la Politique nationale de population (Burkina Faso, UNFPA, 2010).

La Conférence internationale sur « Population, développement et planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone: l’urgence d’agir » s’est tenue à Ouagadougou du 08 au 10 février 2011. Le Secrétariat permanent du Conseil national de population (SP/CONAPO) participe fortement à l’organisation de cette Conférence (en qualité de vice-président du comité nationale d’organisation) au même titre que des Directions telles que la Direction générale de la Coopération (DG Coop), la Direction de la santé de la famille (DSF). Cette Conférence a été organisée avec l’appui technique et financier des organisations internationales et bilatérales du partenariat de Ouagadougou. Les objectifs de la conférence sont d'établir des priorités de la population et la planification familiale dans les plans de développement, d'encourager les partenariats nationaux et internationaux, et d’améliorer l'accès, l'utilisation et la qualité de la planification familiale en Afrique de l'Ouest francophone.

Le Partenariat de Ouagadougou, mis en place par l'USAID, vise à améliorer la coordination entre les donateurs et à fournir un soutien à la planification familiale au Bénin, Burkina Faso, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo.

Un sommet de haut niveau sur la planification familiale est tenu à Londres en 2012, réunissant des bailleurs de fonds intervenant dans le secteur, des décideurs et des personnalités influentes cherchant à promouvoir leurs programmes de planification familiale. La délégation du Burkina Faso est conduite par Madame Chantal Compaoré, qui témoigne de l'engagement du Gouvernement burkinabè en matière de planification familiale. Mme Compaoré annonce l’engagement du gouvernement burkinabè à maintenir une ligne de 500 millions de FCFA, soit 1 million de dollars par an, dans le budget national pour l'achat de produits contraceptifs ; et soutient des projets innovants en planification familiale, comme l'autorisation de depo-subQ en Uniject. Par ailleurs, elle invite à une implication du secteur privé et les hommes dans la planification familiale, dans le but de consolider la sécurisation contraceptive du pays.

En 2013 se tient la Conférence régionale africaine sur la population et le développement à Addis-Ababa. Les délégations pays au nombre desquels le Burkina Faso reconnaissent que la santé est un préalable au développement économique et social de l’Afrique et que les droits en santé sexuelle et de la reproduction sont non seulement essentiels à la réalisation de la justice sociale mais aussi au cœur de la réalisation des engagements pris à l’échelle mondiale, régionale et nationale en vue du développement durable. Par ailleurs, au cours de cette conférence, il est reconnu que le taux moyen de prévalence de contraception moderne en Afrique, dont le Burkina Faso (15,0%) est le plus faible, toute région considérées, que les besoins de planification familiale insatisfaits sont des plus élevés et que l’accès universel aux services de planification familiale offre des possibilités de tirer parti du dividende démographique.