Planification Familiale au Burkina Faso
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FINACEMENT PAR LES BAILLEURS DE FONDS

Les organisations bilatérales et multilatérales, ainsi que les ONG internationales, contribuent à la planification familiale au travers de subventions ou de crédits. Les bailleurs financent les projets pour une période de temps déterminée- souvent 1 à 5 ans. Bien que l’on observe une certaine volonté de transition des projets au secteur de la santé, 95% des fonds ont été accordés à des projets spécifiques des bailleurs depuis 2010.

Plusieurs bailleurs de fonds contribuent aux côtés du gouvernement pour le financement des produits contraceptifs. L’UNFPA, la KfW, l'Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), et l'USAID sont les principaux bailleurs de fonds internationaux de contraceptifs au Burkina Faso, bien que le gouvernement ait commencé à financer des contraceptifs en 2007.

L’UNFPA est le partenaire principale financier et technique du gouvernement du Burkina Faso, mettant en œuvre des activités en collaboration avec des organisations burkinabaises impliquées dans FP. Entre 1994 et 2003, l’UNFPA a alloué $17 millions au programme national de planification familiale au Burkina Faso. Plus récemment, entre 2005 et 2010, l’UNFPA a apporté $13 millions aux projets de PF. PROMACO bénéficie d’un financement de l’UNFPA pour les activités en faveur des jeunes et la promotion du marketing social.

Le Ministère de la santé à travers le Programme d’Appui au Développement Sanitaire (PADS) reçoit des financements pour le compte du panier commun qui est alimenté par certains bailleurs que sont : l’UNFPA et la Banque mondiale. Ces fonds sont alloués aux districts et aux Directions régionale de la santé. Dans le cadre de la contractualisation avec les ONG/OBC-E pour le distribution de base-communautaire des contraceptifs, le PADS bénéficie d’un financement de l’UNFPA, le montant s’élevait à 800 millions CFA en 2010, 600 millions CFA en 2011, 400 millions CFA en 2012 et 300 millions FCFA en 2013.

KfW a financé les phases I-III de PROMACO (le Programme de Marketing Social et Prévention du VIH/SIDA) de 1994 à 2006 (20,2 millions EUR) et a financé PREVISAR (le Programme de Prévention du VIH/SIDA et d’Appui à la Santé de la Reproduction) depuis 2007 (11,5 millions EUR). PROMACO est devenu l'agence d'exécution stationné au Burkina et réalise des projets financés par la KfW, y compris PREVISAR. KfW a également contribué au fonds de panier commun du PADS depuis 2011 (6,0 millions EUR). KfW finance les contraceptifs de marque de spécialité offerts par PROMACO, y compris PLANIF, Prudence et Saramani. KfW finance également l'Organisation de la Santé Afrique de l'Ouest (OOAS) pour son Programme Régional de Santé de la Reproduction et Prévention du VIH dans la Région de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest). Ce programme a créé deux fonds communs qui mettent le financement régional pour les produits de santé reproductive, aux lesquelles KfW a fourni 5 millions EUR depuis 2007.

La Banque Mondiale a financé trois projets principaux liés à la PF et la SR entre 1985 et nos jours. La Banque Mondiale a alloué $26,6 millions au Projet de développement des services de santé de 1985 à 1994, $26,3 millions au Projet de Population et de Lutte contre le SIDA de 1994 à 2001 et $41,6 millions au Projet de santé reproductive de 2011 et 2016.

L'IPPF a financé l’ABBEF depuis sa création au Burkina en 1979, mais la constance de ce financement a faibli au cours de la dernière décennie. L‘ABBEF a un budget annuel de plus de $888 445 et la contribution de l'IPPF est passée de 63 % en 1996 à 41 % en 2002. UNFPA et l'IPPF apportent actuellement des fonds à l’ABBEF.

Marie Stoppes Internationale dans le cadre du plan de relance de la PF bénéficie d’un financement de l’UNFPA pour la mise en place des équipes mobiles dans les villes de Ouagadougou, Koudougou et Bobo Dioulasso.

La GIZ intervient dans les régions de l’Est et du Sud-Ouest à travers le Projet santé sexuelle et droit humain, la première phase a couvert la période 2007- 2009, la deuxième phase 2010-2012 a couté 18,240 millions EUR et pour la troisième phase 2013-2015 le montant est de 21 millions EUR.

L’AFD prévoit financer des activités de planification familiale mais pour le moment, les activités n’ont pas encore démarrées.

Le plaidoyer auprès des partenaires a permis une mobilisation de fonds additionnels pour l’acquisition de produits contraceptifs : l’UNFPA (1,09 millions CFA en 2006, 198 millions en 2007) ; USAID (56,6 millions CFA en 2007) ; la coopération allemande (KFW, GTZ) (212 millions CFA en 2007 et 628 CFA en 2008) ; l’IPPF (14,1 millions CFA en 2007 et 67,7 millions CFA en 2008).

2005

24%
76%
0%
0%
Source DSME

2006

13%
87%
0%
0%
Source DSME

2007

32%
44%
0%
24%
Source DSME

2008

40%
4%
46%
9%
Source DSME
Légende:
Gouvernment
UNFPA
USAID
PADS

Les activités de plaidoyer auprès des partenaires a permis une mobilisation de fonds additionnels : auprès de l’UNFPA à hauteur de 767 millions pour la période de 2006 à 2008 et de AWARE-RH pour financer les activités de PF pour plus de 500 millions de FCFA en 2007 ; la coopération allemande (KFW, GTZ) pour le soutien au marketing social exécuté par PROMACO pour plus de 2 milliards CFA ; l’IPPF pour soutenir l’ABBEF pour un montant de 43 millions CFA.

Les contributions des partenaires ne sont souvent pas connues au moment convenable notamment au moment de la planification des approvisionnements en produits contraceptifs. L’un des objectifs spécifiques du plan SPSR était d’augmenter progressivement le niveau de financement des produits SR y compris le condom féminin par le gouvernement pour couvrir les besoins d’ici à 2015. Pour 2013, le plan prévoyait que le financement des contraceptifs par le gouvernement et les partenaires sera respectivement de 1,49 milliards CFA et 995 millions CFA alors que dans les faits la prévision budgétaire de l’Etat est de 500 millions CFA. On peut conclure ainsi que le programme PF dépend encore largement du financement des bailleurs de fonds pour l’achat des produits contraceptifs. Selon les résultats de TAC en mai 2012, le montant total de couts des contraceptifs était 12 millions USD en 2012 et 4,4 millions USD en 2013.

Les bailleurs de fonds actuels et les domaines d’interventions en ce qui concerne l’achat des produits contraceptifs sont indiqués dans le tableau ci-dessous.

Les bailleurs de fonds par domaine bénéficiaires d’intervention


Bailleur De Fonds Domaine Beneficiaire
UNFPA Secteur public et ONGs
KfW/OOAS Secteur public et ONGs
IPPF ONGs
USAID Secteur public avec bénéfice élargi aux ONGs

Budget du gouvernement et des bailleurs de fonds pour l’achat des produits contraceptifs en 2012, 2013


Sources 2012 2013
Budget du Gouvernment
Recettes locales 500 500 (+500 supplémentaires pour condoms PROMACO)
Emprunts/Crédits 0 0
Autres fonds des bailleurs de fonds 0 0
Fonds de roulement pour les médicaments 0 En cours de détermination par la CAMEG pour la période 2008-2012
Bailleurs de Fonds
UNFPA 1,774 1,730
USAID 419 ND
DFID 0 ND
KFW 281 509
IPPF / ABBEF 40 50

Le financement du programme PF du Burkina Faso est sur une perspective optimiste quand on tient compte de l’environnement international qui montre une sérieuse motivation des bailleurs de fonds après le sommet de Londres et la réunion sur le partenariat de Ouagadougou qui ont abouti au développement du plan de relance de la PF (2013-2015). Les besoins de financement de ce plan sont estimés à un total de 27,5 millions USD dont 9,9 millions USD pour l’achat des contraceptifs.

FORCES ET FAIBLESSES EN MATIERE DE FINANCEMENT-CAPITAL


Forces Faiblesses
  • Existence d’une ligne budgétaire nationale régulièrement alimentée pour l’achat des contraceptifs
  • Existence de financement de partenaires comme UNFPA, KFW, IPPF
  • Perspective bonne avec le plan de relance 2013-2015
  • Existence de mécanisme de coordination fonctionnel
  • Recouvrement des coûts permettant le réapprovisionnement
  • Anticipation et financement des contraceptifs par CAMEG en attendant le déblocage des fonds du gouvernement
  • Insuffisance de financement d’une manière générale pour les produits et non maitrise du financement des partenaires
  • Insuffisance du financement interne
  • La ligne budgétaire de l’Etat souffre de retard de déblocage et reste stagnante
  • Le coût des méthodes de longue durée reste élevé pour les clients
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