Planification Familiale au Burkina Faso
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Dans le cadre de projets de planification familiale, l’information est l’ensemble des données permettant aux décideurs d’évaluer leur programme. Cette information est utile pour suivre les progrès réaliser vers l’atteinte des objectifs et prendre des mesures correctrices en cours de route. Elle permet aussi de suivre les stocks en produits contraceptifs à tous les niveaux du système de soins et d’anticiper les besoins en produits contraceptifs pour éviter les ruptures.

L’information sur les programmes de la planification familiale dans le monde peut être classée dans l’une des trois catégories suivantes:

  1. Statistiques de services (Systèmes d’information de routine, qui fournit essentiellement l’information collectée dans les structures qui offrent des services en matière de PF. Ces informations portent sur la disponibilité des services, les données des clients, et les données sur les ventes ou la distribution de produits contraceptifs.)
  2. Études spéciales
  3. Enquêtes auprès de la population mesurant l’usage de contraceptifs (ex: EDS, MICS). L’information est la « matière première » des systèmes de monitoring et d’évaluation (M&E). Les données sont souvent utilisées pour construire des indicateurs, sur lesquels les Gouvernement, les coordinateurs de projets et les donateurs se basent pour mesurer le progrès des projets.

SERVICES STATISTIQUES


Secteur public

L’information nécessaire à la planification, à la mise en œuvre et au suivi-évaluation des interventions en matière de santé est fournie par le Système national d’information sanitaire (SNIS). Le système national d’information sanitaire est un ensemble : de structures, d’institutions, de personnes, de procédures, de méthodes et de matériels, organisé dans le but de fournir l’information en temps voulu et sous la forme appropriée pour la prise de décision.

Ce système comprend plusieurs acteurs aux différents niveaux et sa gestion est assurée par la Direction Générale des Études et des Statistiques Sectorielles (DGESS). La DGESS est la principale structure du Ministère de la Santé chargée de la collecte, du traitement, de la production et de la diffusion de l’information sanitaire. Les données collectées proviennent des secteurs public et privé de la santé et des ONG et associations

Le secteur public concerne principalement les formations sanitaires publiques offrant des services de PF. Les données collectées sont remontées depuis le niveau périphérique jusqu’au niveau central où elles sont centralisées, analysées pour produire une information sur la disponibilité et l’utilisation des services de PF.

Au niveau du Ministère de la Santé, les interventions et coordination des projets et programmes en matière de la PF sont gérées par la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant (DSME), une direction technique de la Direction Générale de Sante de la Famille (DGSF). Cette Direction centralise les données sur la planification, la mise en œuvre et le suivi des activités de la PF au niveau national. Elle coordonne également la réalisation des études et enquêtes sur l’offre et l’utilisation des services de SR au sein de la population telles que l’enquête sur la disponibilité des produits SR et l’étude connaissances, aptitudes et pratiques sur la SR en collaboration avec les partenaires techniques et financiers et le système des nations unies (UNFPA, OMS). Les rapports des enquêtes et études sont transmis à la DGESS pour l’élaboration des principales productions statistique du Ministère de la Santé. En plus des indicateurs fournis par le SNIS, la DSME réalise des études et enquêtes complémentaires, des sorties de collecte active pour disposer de l’information au suivi et à l’évaluation des interventions sur la PF.

La DGESS est chargé de la production statistique au sein du Ministère de la Santé. Les données transmises par les Directions centrales, les DRS, les centres hospitaliers et les ONG et associations sont centralisées, traitées et analysées pour produire des documents et rapports sur l’état de santé de la population.Les rapports d’activités des formations sanitaires contiennent une rubrique planification familiale qui permet de collecter les données nécessaires au calcul des différents indicateurs de PF (utilisatrices, les quantités de produits, les grossesses accidentelles et les complications liées à l’usage des produits contraceptifs). Les rapports d’activités des formations sanitaires publiques et privées, les ONG et associations sont produits mensuellement y compris les éléments de données relatifs à la PF. Ces données sont directement saisies dans la base endos pour ensuite traités et analysées pour produire des indicateurs de PF.

Le PADS fournit à la DGESS les données financières pour l’élaboration des sous comptes SR (analyse des ressources financières consacrées aux dépenses sur la santé de la reproduction) du Ministère de la Santé. Ces données financières comprennent également des éléments d’information sur les ressources utilisées pour la mise en œuvre des activités de PF à tous les niveaux du système de soins. On y retrouve les montants alloués à la sécurisation des produits contraceptifs, au suivi des stocks de produits contraceptifs.

Les données relatives à l’offre de service en matière de PF sont disponibles dans les outils de collecte et de rapportage du Enquête nationale sur la santé (ENS

Dans l’organisation et le fonctionnement du SNIS, la Direction Régionale de Sante (DRS) est la principale structure en charge de la gestion de l’information sanitaire au niveau régional. Les données régionales sont transmises à la DGESS pour être traitées, analysées et diffusées. Les données concernent le nombre de structures offrant des services de PF, les utilisatrices des services de PF, les stocks de produits contraceptifs et les quantités de produits utilisés par méthode contraceptive pour le calcul des couples années protection.

Les principales productions statistiques sont l’annuaire statistique, le tableau de bord, le bulletin d’épidémiologie et de rétro information et les comptes nationaux de la santé. Ces productions fournissent l’information pour le suivi des indicateurs Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD) et Plan national de développement sanitaire (PNDS) au niveau national qui comportent des indicateurs sur la SR.

Les principaux indicateurs de PF produits par la DGESS sont calculés à partir des éléments d’information collectés sur la PF et à partir des supports de collecte du SNIS. Les principaux indicateurs sont :


Ces indicateurs sont désagrégés selon l’âge, le lieu et la période. Egalement la DGESS fournit l’information sur les données populationnelles nécessaires au calcul des différents indicateurs.

En outre, en collaboration avec la Direction Générale des Pharmacies et des Laboratoires (DPML), la DSME assure un suivi hebdomadaire des quantités de produits contraceptifs à tous les niveaux du système de santé.

Dans le cadre des activités du sous-système des enquêtes périodiques du SNIS, la DSME, en collaboration avec le Direction des Statistiques Sanitaires (DSS) et des partenaires du système des nations unies, réalise des études et recherches en matière de PF au Burkina. Les rapports des enquêtes et études dont diffusés à tous les niveaux du système de santé et à tous les acteurs impliqués dans la planification, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des activités de PF.

Quelques indicateurs :

Ces données sont désagrégés selon le l’âge, les niveaux du système de soins.
Confère rapport d’enquête pour le détail des indicateurs :
Disponibilité des Produits Contraceptifs Modernes et des Produits Vitaux de Sante Maternelle dans les Points de Prestation de Services au Burkina Faso, Rapport 2012

Ces données sont collectées par le système de routine à partir des outils primaires de collecte (registres et fiches et des outils de synthèse (rapports mensuels et trimestriels du SNIS). Elles sont ensuite agrégées pour produire des indicateurs au niveau national.

Outre, les indicateurs produits, par le Ministère de la Santé (DGESS, DSME), les besoins d’information de l’UNFPA sont entre autres :

Système de routine


  • Quantité de produits contraceptifs utilisés par méthode contraceptive
  • Couple année protection
  • Proportion des formations sanitaires n’ayant pas connu de rupture en produits contraceptif
  • Taux de réalisation des activités sensibilisation sur la PF
  • Nombre de personnes touchées par les sorties de sensibilisation (hommes et femmes)

Système d’enquête


  • Taux de couverture des émissions radio et télé sur la PF
  • % de la population qui connait au moins une méthode contraceptive
  • Proportion de femmes de 15 à 45 ans qui déclarent avoir adopté une méthode moderne de contraception après avoir suivi le feuilleton radiophonique
  • Proportion de CSPS offrant des méthodes de longue durée (DIU, Implant)
  • La prévalence contraceptive
  • % de jeunes de 15 à 24 ans utilisant des méthodes modernes de contraception

Ces indicateurs sont désagrégés selon le milieu de résidence, l’âge et le sexe.

Programmes des ONG

Les ONG collectent les données de PF requises par les donateurs. Étant donné que les Enquêtes Démographiques de Santé (EDS) sont menées tous les quatre ans, USAID utilise les estimations du nombre du couple-années de protection (CAP) comme indicateur de l’évolution de ses programmes. Certaines ONG comptabilisent également les usagers de contraceptifs nouveaux et continus.

Les statistiques des ONG sont communiquées à travers deux canaux d’information :

  1. Un projet donné informe son donateur sur ses propres statistiques, tel que le nombre du CAP obtenus
  2. la zone de santé dans laquelle se déroule le projet peut également signaler ces mêmes statistiques au SNIS et à la DGESS.

Ceci n’est pas problématique pour l’analyse des résultats, à moins d’additionner les statistiques des CAP rapportées par les donateurs et le SNIS.

Le Ministère de la Santé a mis en place un logiciel de gestion intégré des données sanitaires qui permet la collecte des données sur les prestations des établissements publics, privés de soins, des ONG et association œuvrant dans le domaine de la santé. Les données relatives à la PF sont saisies par les ONG et associations selon leur zone d’intervention. Ces données sont agrégées et intégrées dans les statistiques sanitaires à tous les niveaux du SNIS. Elles sont donc partagées avec les districts sanitaires, les régions et les directions centrales du Ministère de la Santé.

Limites des statistiques de services

La principale difficulté en matière des statistiques sur les services de PF est liée à la complétude des données du secteur privé et des ONG et association (seulement 76% de complétude en 2012). Il convient alors de renforcer la collaboration et la concertation des différents en matière de production de l’information sur la PF.

En outre les principales enquêtes nationales (EDS, MICS) sont réalisées tous les 4-5 ans, ce qui ne permet de disposer des données annuelles et infra annuelles pour le suivi des projets et programmes en matière de PF. Le système de collecte ad ‘hoc à travers les enquêtes périodiques doit donc être renforcé pour satisfaire les besoins d’information des toutes les parties prenantes dans la planification, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des interventions de PF.

Les faiblesses dans le gestion d’information :

  • Insuffisance de la supervision, monitoring et évaluation des activités de santé reproductive, à tous les niveaux
  • Insuffisance dans la diffusion de l’information sanitaire avec toutes les parties prenantes
  • Insuffisance dans la concertation des acteurs pour la définition des besoins d’information à satisfaire par le SNIS
  • Faible intégration du système de collecte des données sanitaire sur le terrain (système parallèle de collecte avec une multiplicité des supports)

Capacité de gestion des données de santé reproductive inadéquate et caractérisée par:

  • Faible capacité de traitement, utilisation et diffusion des données
  • Faible capacité de transmission d’information complète dans un temps limité
  • Manque de matériel informatique pour la gestion de données
  • Absence de données de base sur la SR
  • Manque de formation professionnelle sur la gestion de données en SR
  • Absence d’un réel système de vérification et consolidation des données de SR.

Quatre indicateurs de planification familiale fondés sur les statistiques de services


Les quatre indicateurs les plus utilisés pour la mise en œuvre de projets de planification familiale sont les suivants:

1. Prévalence contraceptive


Estimée à partir de statistiques de services

  • Définition : pourcentage de femmes mariées de 15 à 49 ans utilisant un moyen de contraception
  • Méthode de calcul utilisée:
    • Numérateur: nombre d’usagers nouveaux et continus enregistrés par le programme.
    • Dénominateur: estimation du nombre de femmes entre 15 et 49 ans dans la zone de collecte des données.
  • Biais ou limitations possibles:
    • Erreur potentielle du nombre d’usagers nouveaux et continus.
    • Nature inexacte de l’estimation des femmes dans la zone de collecte de données.
    • Données manquantes de certaines zones de santé : le dénominateur n’est pas ajusté pour soustraire la population de ces zones.
  • Idée fausse selon laquelle la « Prévalence Contraceptive » estimée à partir de statistiques de services serait aussi fiable que celle mesurée par une Enquête Démographique de Santé (EDS).

2. Couple-années de protection


CAP

  • Définition : estimation du nombre de couples protégés (utilisant un moyen de contraception) sur une période d’un an, basée sur le volume de contraceptifs fournis à travers le programme
  • Mesure:
    • Dans une zone de santé donnée (ou un programme), on obtient le nombre de chaque moyen de contraception vendu ou distribué gratuitement sur une période donnée (par exemple, un mois). Cette information est disponible au bureau d’enregistrement des cliniques et est parfois rendue publique sur les murs de celles-ci.
    • Pour chaque méthode de contraception, on multiplie le nombre du moyen de contraception distribué ou vendu sur un mois par un facteur de conversion, reflétant l’étendue de la protection fournie par le moyen de contraception.
    • On additionne ce résultat (nombre de chaque moyen de contraception x facteur de conversion) pour chaque type de contraceptif et on obtient une estimation du CAP dans la zone étudiée (ou programme) sur un mois.
  • On additionne le CAP de chaque mois pour obtenir le CAP équivalent à 12 mois (une année).
  • Biais et limitations possibles:
    • Erreurs possibles sur le volume de contraceptifs distribués dans le cadre de chaque programme, centre de soins ou zone de santé.
    • Erreurs possibles dans l’application du facteur de conversion pour calculer le manque de compréhension de ce que mesure concrètement le CAP, y compris chez les professionnels de la planification familiale.
    • Chiffres basés sur la distribution de contraceptifs, pas leur usage.
    • Manque d’uniformité des rapports de données

Facteurs de conversion du nombre du Couple-annees du Protection (CAP)

Méthode CAP par unité
Stérilet Copper-T 380-A 4,6 CAP par stérilet posé

3,3 pour des stérilets de 5 ans (ex: LNG-IUS)
Implant pour 3 ans (exemple: Implanon) 2,5 CAP par implant
Implant pour 4 ans (exemple: Sino-Implant) 3,2 CAP par implant
Implant pour 5 ans (exemple: Jadelle) 3,8 CAP par implant
Pilule du lendemain 20 doses par CAP
Méthodes fondées sur la conscience des cycles de fécondité 1,5 CAP par usager formé
Méthode des Jours Fixes 1,5 CAP par usager formé
Allaitement prolongé 4,0 usagers actifs par CAP

ou0,25 CAP par usager
*Stérilisation: International

*Stérilisation: Inde, Népal, Bangladesh
10

13
Voie orale 15 cycles par CAP
Préservatifs (féminins et masculins) 120 unités par CAP
Mousse spermicide (aérosol) 120 unités par CAP
Injectables Depo-Provera (DMPA) 4,00 doses par CAP
Injectables Noristerat (NET-en) 6,0 doses par CAP
Injectables mensuels Cyclofem 13 doses par CAP
Anneau vaginal ou patch mensuel 15 unités par CAP

3. Usagers


Nouvelles (eaux) utilisatrices (teurs)

  • Définition : nombre de clients (généralement des femmes) acceptant d’utiliser un moyen de contraception pour la première fois
  • Mesure:
    • Basée sur le recensement volontaire des clients recevant les services de PF
  • Pour le détail de cet indicateur, voir le tableau de nouvelles utilisatrices par méthode contraceptive en 2013
  • Biais et limitations possibles:
    • La définition de l’usager « nouveau » peut prêter à confusion : est-il considéré « nouveau » s'il a reçu des contraceptifs d’autres centres de santé? Est-il « nouveau » s'il revient après un certain temps, comme par exemple deux ans après la naissance d’un enfant?

*Le facteur de conversion du CAP pour la stérilisation varie car il dépend du moment où l’on procède à la stérilisation dans le cycle de reproduction du patient. Pour plus d’information spécifique sur CAP et la stérilisation, voir les résultats des enquêtes démographiques de santé nationales et celles du CDC, qui peuvent fournir un calcul sur la durée en fonction du contexte d’un pays donné.

4. Usagers continus


Anciennes (iens) utilisatrices (eurs)

  • Définition : nombre de clients (généralement des femmes) retournant à un site de planning familial pour y recevoir des services
  • Mesure: basée sur le recensement volontaire des clients recevant ces services
  • Biais et limitations possibles:
    • Les programmes utilisent souvent le nombre de visites des clients continus pour mesurer le nombre d’usagers continus ; cependant, si un client se rend trois fois par an dans un centre de planning familial, il sera comptabilisé trois fois alors qu’il ne
    • Représente qu’un seul usager continu. Dans ce contexte, le nombre d’usagers continus est souvent gonflé de manière involontaire.

ÉTUDES SPÉCIALES


Certains programmes mènent différents types de recherches appliquées pour évaluer la performance de ceux-ci ou dans le but de guider le développement de nouvelles initiatives. Ces études peuvent comprendre l’évaluation des besoins, des recherches formatives d’audience, l’évaluation de processus, l’investigation des opérations et des études d’im pacts, entre autres. Elles sont appelées « études spéciales » car elles n’utilisent pas les données collectées de manière quotidienne (les statistiques de services).

ENQUÊTES AUPRÈS DE LA POPULATION SUR L’USAGE DE CONTRACEPTIFS


Deux enquêtes de grande échelle ont mesuré la prévalence contraceptive, les comportements contraceptifs et plusieurs autres problèmes de santé en RDC dans les dernières années.

Enquête Démographique de Santé


EDS

L’EDS est la première enquête de santé représentative menée au Burkina. Elle fournit des données sur divers thèmes liés à la planification familiale, dont le pourcentage de femmes qui:

  • Ont connaissance d’au moins une méthode contraceptive
  • Ont utilisé un moyen de contraception au moins une fois
  • Utilisent actuellement une méthode de contraception (taux de prévalence contraceptive)
  • Utilisent différents types de contraception (méthode mixte)
  • Prévoient d’utiliser une méthode de contraception (parmi les non usagers)
  • Ont un besoin insatisfait de planification familiale (pour limiter ou pour espacer)

L’EDS collecte également des données sur les comportements et les préférences qui affectent l’usage de contraceptifs, ainsi que les raisons de leur manque d’usage. L’EDS était appliquée au Burkina Faso en :

Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples


MICS

Le MICS, une enquête aux foyers développée par l’UNICEF, a été récemment appliquée au Burkina Faso pour la quatrième fois en 2010. L’information contenue dans cette enquête (MICS-4 2010) couvre de nombreux thèmes liés aux foyers, aux femmes et aux enfants, incluent la planification familiale. La quatrième enquête du 2010 était une combinaison du EDS-MICS.

Le MICS inclut également des données sur les niveaux de fécondité qui affectent l’usage de contraceptifs, ainsi que les différences entre les groupes selon différentes caractéristiques.

Le MICS était appliquée au Burkina Faso en :

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